Lucile CARLIER MOSSE poursuit en master Marketing Communications à l’université de Westminster en 2015

CARLIERMOSSESortie d’un BAC ES, je n’avais pas le profil des plus adaptés pour la prépa littéraire, mais j’avais bon espoir. J’espérais être acceptée dans ce milieu très select de la Littérature et un jour citer naturellement du Lautréamont. Au bout de trois ans, j’ai dû admettre ma défaite : je ne serai définitivement pas une littéraire. Tous mes efforts ne furent pas vains pour autant. Certes, la prépa ne m’a pas transformée en rat de bibliothèque, cependant elle m’a livré quelques outils redoutables : l’esprit d’analyse, le sens de la critique et l’argumentation. Aujourd’hui je suis un master Marketing Communications à l’Université de Westminster et je mesure tous les jours à quel point ces aptitudes, trop peu répandues, sont essentielles à ma nouvelle activité. Ce sont ces qualités que j’ai mises en avant lors de mon admission, et il semblerait qu’elles aient plu. Ici à Londres, plus le parcours est atypique, plus les universités y voient un profil intéressant. Mon passage en prépa a donc été un tremplin formidable pour les études dont je rêvais.

Elise Ribeiro intègre à Néoma Business School (anciennement Reims Management School) en 2013

Elise RibeiroAprès un baccalauréat Scientifique, je suis entrée en prépa littéraire au lycée Jean Jaurès. Parmi tout ce que m’a apporté cette formation, je retiendrai surtout le développement d’une plus grande ouverture d’esprit et l’acquisition de bases méthodologiques solides.
Mes deux années de classe prépa ont été très enrichissantes. Le principal avantage à étudier dans une prépa de province est sans doute la relation privilégiée qu’il nous est donné de développer avec les élèves (entraide, bonne ambiance), mais aussi avec les professeurs. Du fait des effectifs réduits, il est possible pour eux d’assurer un suivi régulier et approfondi pour tous les élèves qui en ressentent le besoin. Cela m’a permis de me préparer aux concours de la meilleure des façons.
Je suis aujourd’hui étudiante en Ecole de Commerce, dans le programme Sup de Co de Néoma Business School à Reims (anciennement Reims Management School), où je peux me préparer à la vie professionnelle, tout en continuant des activités culturelles grâce au système associatif et à certains cours (ex : management de la culture).

 

Simon Cahanier, intègre l’ENS Lyon (lettres classiques) en 2012 :

Simon_Cahanier-Khagne_2012-7946dUne classe préparatoire littéraire, celle de Jean-Jaurès, marque une étape dans le parcours scolaire et personnel et laisse des traces (à ne pas prendre, bien sûr, au sens de cicatrices). Il ne s’agit pas ici de rabâcher des lieux communs, masse de travail, investissement personnel, et autres tourments infernaux, réels certes (mais loins d’être insurmontables), nécéssaires cependant pour pouvoir profiter pleinement de l’enseignement de qualité qui est offert. Bien plus, il s’agit ici de transmettre les impressions que m’ont laissé mes « années prépa ». Ce sont là des années formidables, le mot est sincère et longuement pesé. La maturité intellectuelle et personnelle des élèves ainsi que les personnalités attachantes, en tout cas fortes, des professeurs créent peu à peu un climat tout particulier. Difficile à décrire. On se sent bien, presque chez soi.

Ces années parmi les plus éprouvantes de la scolarité, sont à mon sens les plus enrichissantes (pour la connaissance, pour se forger une personnalité, pour s’ouvrir à soi et aux autres) et de celles que l’on regarde, après, avec la nostalgie la plus profonde et la plus sincère. Ce qui se construit durant ces années là, méthodes de travail, personnalité, amitiés et « plus si affinités », tout cela reste. Deux conditions pour en profiter pleinement et pour réussir son projet : accepter le cadre et les contraintes et devenir soi-même. Contradictoire ? Pas tant que ça…

 

Célia Allard, intègre l’ENS Lyon (anglais) en 2011 :

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On entre souvent en prépa sans idée précise de ce qu’on fera à la sortie,

d’abord par goût et par curiosité, et disons-le aussi, un peu par défi. Pour ma part, je ne savais ni où j’allais, ni où j’irais plus tard. Je voulais juste me laisser autant de portes ouvertes que possible et profiter d’une des rares formations pluridisciplinaires après le bac. J’avais choisi Reims volontairement et je ne le regrette pas : sain état d’esprit, entraide et bienveillance entre élèves, disponibilité des professeurs, exigence et modestie à la fois. Peut-être la clé de la réussite. En tout cas, ce fut un environnement privilégié pour vivre cette aventure intellectuelle et humaine qu’est la prépa. J’étais malgré tout loin d’imaginer quelles portes s’ouvriraient en chemin.

On ne renonce certainement pas à être ambitieux quand on choisit une classe prépa de province ; au contraire, on apprend à le devenir. En arrivant en hypokhâgn

e, j’ai découvert un monde nouveau, rigoureux, complexe mais très formateur, un monde également stimulant et porteur. L’investissement personnel demandé en temps et en travail est grand mais pas hors de portée. Et il est soutenu par des camarades partageant la même expérience, et des professeurs soucieux de nous faire avancer.

Ainsi les efforts coûtent mais finissent, un jour ou l’autre, par être récompensés. Les une, deux ou trois années qu’on passe en prépa sont à mes yeux décisives, tant sur le plan scolaire que personnel. La prépa nous force à nous dépasser. Elle forme, forge, endurcit, fait grandir. Et quand je dis « elle », c’est tous ce(ux) qu’elle recouvre. Elle est une source permanente de rencontres, un lieu d’éveil où des ponts intéressants et parfois insoupçonnés se dressent entre les disciplines. C’est une aventure en soi et un tremplin vers l’après, et souvent un bel après : ainsi à l’issue de ma seconde khâgne, j’ai pu intégrer l’École Normale Supérieure de Lyon et être admise par ailleurs à Sciences Po Paris. Après quelques semaines à l’ENS, je garde un très bon souvenir de mon passage au lycée Jean Jaurès.